LE
CHEVAL![]()
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Il a tiré les charrues, les chariots et les carrosses, porté les chevaliers en armure, les cow-boys ou les amazones ; pur-sang, il montre ses capacités sur les champs de course ; poney, il est le préféré des enfants. Le cheval fait depuis longtemps partie de notre histoire et de notre vie.
Mammifère herbivore appartenant à la famille des équidés et au genre Equus, domestiqué depuis plusieurs milliers d'années, dont l'aspect aujourd'hui est très variable (tant pour la taille que pour la couleur).
La denture, elle, traduit l'adaptation au régime herbivore. Les canines, réduites chez le mâle, sont totalement absentes chez la femelle. Sur le maxillaire inférieur existe ainsi, entre les incisives latérales (ou coins) et les prémolaires, une plage dépourvue de dents (la barre), ce double espace symétriquement aménagé étant mis à profit pour fixer le mors lors du harnachement. L'examen de la bouche permet de définir avec exactitude l'âge d'un sujet : l'éruption, échelonnée dans le temps, des diverses dents de lait, puis des dents définitives, dont la chronologie est bien systématisée, ainsi que, plus tard, les différents stades d'usure atteints sont autant de renseignements précis.
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HISTOIRE |
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La paléontologie a retracé l'histoire de la prodigieuse évolution qui, d'Eohippus, créature de l'éocène (il y a environ 50 millions d'années) pas plus grande qu'un renard et dotée de cinq doigts, a conduit au genre Equus actuel. Les bouleversements climatiques qui ont eu lieu au cours de l'histoire de la Terre ont entraîné des migrations considérables, sur tous les continents, à l'exception de l'Australie, et des adaptations successives se sont alors imposées aux ancêtres du cheval, portant sur deux points essentiels : des modifications du squelette et de l'appui au sol, favorisant la course, et une augmentation importante de la taille.
Les chevaux sauvages étaient largement répandus en Eurasie à l'époque préhistorique. En ces temps reculés, tout animal comestible constituait un gibier, et l'homme des cavernes traquait les chevaux par tous les moyens à sa disposition pour se nourrir de leur chair et se vêtir de leur peau. Cette chasse s'accompagnait de rites magiques, ainsi qu'en témoignent un certain nombre de peintures rupestres, celles des grottes de Lascaux, de Labastide et d'Altamira en particulier. Parmi ces chevaux des temps anciens, trois grands types peuvent être distingués : deux formes, plutôt adaptées aux prairies, l'une très petite (moins de 1,20 m au garrot), dans le sud-est de l'Europe, l'autre, un peu plus grande (1,20 m à 1,50 m), dans la Sibérie et en Asie, appelée cheval de Prjevalski, et une troisième forme, adaptée aux zones forestières européennes, le tarpan sylvestre.
Quand,
dans quelles conditions et où fut domestiqué le premier cheval ?
Il y a 4 000 à 5 000 ans sans doute, peut-être en Inde, si l'on en
croit les textes les plus anciens... mais rien ne permet de l'affirmer.
Mythes et légendes projettent leur ombre sur les relations entre
l'homme et le cheval. L'imagination humaine a peuplé de chevaux le
panthéon de
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AUJOURD'HUI... |
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L'image du fermier avec son cheval et sa charrue apparaît à l'aube de notre histoire. L'attelage, qui va du char de Ben Hur au carrosse de la reine d'Angleterre, en passant par tous les modèles de diligences, de carrioles et de chariots, est un art extrêmement complexe. Mais aujourd'hui, dans la plupart des pays, le cheval, sélectionné à cet effet, est maintenant associé à l'homme dans la joie des jeux et des sports.
L'équitation se situe aux frontières de l'art lorsqu'il s'agit de dressage. Ensemble, le cavalier et le cheval atteignent, par un travail acharné, une harmonie des mouvements à ce point concertée qu'elle confine à la symbiose. L'école espagnole de Vienne et le Cadre noir de Saumur sont actuellement les sanctuaires de cette équitation classique. Le concours hippique sur obstacles mobiles et factices, et le cross sur obstacles fixes et naturels utilisent l'aptitude au saut d'un cheval lancé au galop, et ces disciplines exigent un entraînement considérable.
Les courses de chevaux, qu'elles soient au galop, au trot ou d'obstacles, participent avant tout du sport, certes, mais elles constituent parallèlement un monde complexe, où éleveurs, propriétaires, entraîneurs, jockeys et enfin parieurs se mêlent en une étrange coterie où se disputent l'amour du cheval, l'appât du gain et la passion du jeu. Ces courses représentent, en outre, une activité économique considérable, génératrice de devises et de profit pour l'État.
Des jeux équestres de toutes sortes ont succédé aux tournois des chevaliers du Moyen Âge et passionnent aujourd'hui de nombreux adeptes : rodéos américains, jeux de gardians camarguais, polo, fantasia, bouzkachi d'Afghanistan et acrobaties cosaques.
Enfin, la chasse à courre, qui est à la fois un sport, un jeu et un art pour certains, un scandale pour d'autres, associe le cheval au chien. Les chevaux sauvages, eux, semblent avoir disparu des forêts françaises vers le XVIe siècle, mais ont subsisté en Europe de l'Est jusqu'au XIXe siècle. Le cheval de Prjevalski survivait à l'état sauvage, en Mongolie, dans les années 1950 encore, et est maintenant conservé dans des zoos. En 1995, un cheval sauvage a été découvert au Tibet ; sa petite taille, sa robe beige clair barrée de noir sur le dos et sa crinière noire en brosse rappellent les chevaux peints dans les grottes préhistoriques. Par ailleurs, des chevaux domestiques sont retournés à un état semi-sauvage un peu partout dans le monde (chevaux marrons).
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MORPHOLOGIE |
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Photo (c) IGDA
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SOINS PARTICULIERS |
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Le cheval exige aussi une hygiène corporelle et des soins rigoureux. Il doit être bouchonné, massé, étrillé, brossé, lavé au jet : ce pansage dure une quinzaine de minutes par jour et il est indispensable pour les chevaux en stabulation. Les pieds font l'objet de soins très attentifs : désinfection des coupures, élimination des corps étrangers. Des infections du pied déclenchent des boiteries très difficiles à soigner. C'est pourquoi les chevaux sont ferrés pour protéger les sabots. Les Celtes et les Romains ne ferraient pas les chevaux ; les maréchaux-ferrants apparaissent au Moyen Âge, dès le Xe siècle, en Europe.
Le cheval exige aussi une hygiène corporelle et des soins rigoureux. Il doit être bouchonné, massé, étrillé, brossé, lavé au jet : ce pansage dure une quinzaine de minutes par jour et il est indispensable pour les chevaux en stabulation. Les pieds font l'objet de soins très attentifs : désinfection des coupures, élimination des corps étrangers. Des infections du pied déclenchent des boiteries très difficiles à soigner. C'est pourquoi les chevaux sont ferrés pour protéger les sabots. Les Celtes et les Romains ne ferraient pas les chevaux ; les maréchaux-ferrants apparaissent au Moyen Âge, dès le Xe siècle, en Europe.
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ALIMENTATION |
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Il faut que l'alimentation couvre les besoins (variables selon les périodes de la vie) en énergie, en matière azotée digestible, en cellulose, en vitamines et en sels minéraux (sels de calcium, de sodium et de phosphore). Les principaux aliments du cheval contiennent ces éléments, et leur valeur alimentaire est donnée par des tables, bien connues des éleveurs. L'herbe verte est généralement consommée au pâturage : un cheval adulte en consomme 40 à 50 kg par jour. En hiver sa ration est constituée de 2,5 à 3 kg de foin de bonne qualité (légumineuses et graminées mélangées), de grains aplatis (4 à 7 kg d'avoine, traditionnellement, ou, plus fréquemment d'orge), et de 3 à 4 kg de paille, parfois additionnée de mélasse, indispensable comme aliment de lest. La paille de blé, non barbue, est préférable à la paille d'orge ou d'avoine. Des tourteaux sont aussi donnés aux chevaux pour compléter leur alimentation azotée. La ration est distribuée en trois repas journaliers équilibrés.
Les besoins en eau sont très importants : 50 à 60 l par jour pour un cheval adulte et 80 l par jour pour une poulinière en période de lactation. La meilleure formule d'abreuvement est une libre consommation, réalisée en hiver par des abreuvoirs automatiques à pression dans les écuries. On fournit aussi aux chevaux des pierres à sel qu'ils lèchent pour éviter les carences minérales. Le cheval est sensible aux substances toxiques présentes dans le foin (renoncule, ciguë, ivraie, etc.) ou dans les aliments de mauvaise qualité. Pour les chevaux de course, l'adjonction de substances excitantes ou déprimantes (doping) est punie par la loi.
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SANTÉ |
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Les maladies du cheval sont nombreuses, et seul un vétérinaire peut les diagnostiquer et les soigner. Néanmoins tous les éleveurs connaissent les principales d'entre elles ; ils connaissent aussi les signes de bonne santé (aspect extérieur, robe luisante, oeil vif, attitudes, appétit, etc.). Les membres du cheval sont très exposés ; les fractures sont pratiquement incurables (on est amené à abattre l'animal), les entorses, les tendinites sont fréquentes. Les maladies digestives se traduisent souvent par des coliques qui réclament des soins vétérinaires immédiats. Le cheval est également sensible aux maladies respiratoires (bronchite, pleurésie, congestion pulmonaire) et aux maladies de peau, traumatiques, ou parasitaires. Enfin, des maladies virales comme la grippe ou, plus grave encore, la peste équine peuvent frapper les chevaux et provoquer des épizooties.
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ÉLEVAGE - REPRODUCTION |
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L'élevage du cheval de trait a vu son importance diminuer après la Seconde Guerre mondiale et devenir marginale dans les pays riches à cause de la motorisation de l'agriculture. En revanche, celui des chevaux de course et des chevaux destinés aux sports équestres est en extension dans ces mêmes pays. Dans quelques pays pauvres, la traction chevaline reste importante, mais l'élevage est très extensif et la traction animale fait souvent appel à d'autres espèces plus rustiques (âne, baudet, buffle, etc.).
Le contrôle de la
reproduction du cheval est techniquement plus difficile que celui des
bovins ou des ovins. La détection des chaleurs
Les poulains qu'on élève passent leur temps, l'hiver, en stabulation ou à l'herbage avec des abris sommaires. Ils sont mis à l'herbage au printemps et reçoivent une alimentation de complément (grains et minéraux). À 18 mois, les sexes sont séparés et la surveillance vétérinaire est très étroite, car le poulain est fragile. On castre les poulains mâles qui ne sont pas gardés pour la reproduction (l'animal castré est un hongre), afin d'adoucir leur comportement. L'élevage se fait en stabulation, avec des cases particulières pour les animaux adultes et une stabulation libre à plusieurs animaux pour les poulains. Dans les régions à climat très doux en hiver, on pratique aussi des élevages extensifs entièrement à l'herbage.
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LES RACES |
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Le nombre de races existantes est si considérable qu'elles ne peuvent être présentées exhaustivement. Cette riche diversification est le résultat du patient travail de sélection opéré par l'éleveur et des conditions climatiques, ainsi que de la nature du sol de la région d'origine. Ainsi, les poneys Shetland, auxquels un long poil confère une efficace protection, sont originaires d'îles rocheuses battues par les vents ; les nobles pur-sang orientaux ont, eux, grandi dans les déserts arides, et les lourds chevaux de trait, dont la race tend aujourd'hui à disparaître, sont nés dans les riches herbages. C'est l'extérieur du cheval qui établit la nomenclature des régions anatomiques et des différentes robes, ou couleurs du pelage. Outre leur couleur, les robes ont des particularités, des taches blanches, dont il existe trois localisations : sur le front pour la marque en tête, sur le chanfrein (entre les oreilles et le bas du front) pour la liste, sur les extrémités inférieures des membres pour les balzanes. Il est possible de distinguer, très schématiquement :
Chacune de ces races est utilisée de façon très différente selon ses aptitudes.
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CLASSIFICATION DES ROBES |
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Différentes allures |
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1) Pas ; 2) amble ; 3) amble trotté ; 4) trot ; 5, 6, 7, 8) galop : base unipédale (5), base tripédale (6), base bipédale diagonale (7), base bipédale antérieure d'un galop de course (8). Photo (c) IGDA |
mercredi, 10. mai 2006
© PASSION_ANIMAUX, Mtl, QC, 10 avril 2000
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